La musique et l'image ont toujours été les deux amours de Julien Ribot. Illustrateur
de profession à la fin des années 90, il n'a jamais cessé de composer depuis l'enfance,
pour son plaisir, et pour satisfaire son besoin naturel de donner vie au fourmillement
permanent de ses idées… La rencontre d'une pop-star japonaise à la recherche de
chansons pour son nouvel album est un déclic : il lui écrit deux titres, fait quelques
rencontres dans le petit monde de la pop française, et puisque le buzz monte autour
de son énigmatique personnalité, Julien Ribot quitte son métier pour se consacrer
pleinement à la musique. Il publie finalement son premier album
Hôtel Bocchi
fin 2001. Outre la participation de Françoiz Breut, notons que plusieurs titres
ont été alors revisités par Dionysos ou Katerine, contribuant à faire de ce disque
un joli succès d'estime.
Pianiste et chanteur influencé entre autres par
Mike Garson et Gérard Jouannest (respectivement musiciens de Bowie et de Brel),
Julien Ribot s'inspire aussi beaucoup d'univers graphiques et cinématographiques
comme ceux de David Lynch, Roland Topor, ou Tim Burton pour son 2e album. Intitulé
La Métamorphose de Caspar Dix et paru en 2004, celui-ci démontre alors la
capacité de l'artiste à construire un univers riche et complexe autour d'une histoire
onirique, servie par une pop sensible et inventive.
Il revient aujourd'hui avec
VEGA, un disque écrit entre Paris, Berlin, Copenhague,
Rome et Florence...
Sans être un album concept, ce nouvel opus possède une grande cohérence et construit
cette fois encore un univers attachant et subtil. Julien Ribot décrit ici une quête
d'identité et de paix intérieure à travers 14 titres qui sont autant d'expériences
personnelles tristes ou plus joyeuses, mais toujours édifiantes.

Son disque le plus personnel a été réalisé avec une nouvelle équipe de musiciens,
et Ribot y affirme pleinement son statut d'artiste solo et sa capacité à créer des
univers qui lui sont propres. L'enregistrement de cet album aura été l'occasion
de riches expériences, comme l'enregistrement de cordes à Londres, ou la rencontre
avec Mieko Miyazaki, tombée amoureuse du projet de Julien. La japonaise est tout
simplement l'une des plus fameuses joueuses de koto au monde, et son instrument
illumine Le Rêve de Tokyo. Enfin, notons également la présence de la compagne de
Julien Ribot, Annabelle, qui co-signe deux titres (La Nuit et Les Jardins de Boboli)
et les chante en duo sur l'album.